Les villes

                          Tonnerre


Chef lieu de canton

7ème ville du département
                   dépend de la sous-préfecture d’Avallon.
                                                                                                       

Population : 6 300 habitants
(recensement 1999)
Zone de chalandise : 25 000 habitants
Altitude : 323 mètres
Superficie : 5 827 hectares

Histoire du vignobleTonnerrois


Historique


La région de Tonnerre a été, jadis, une région viticole importante, située au Nord-
Est de la vallée de l’Yonne.
La culture de la vigne est ancestrale, depuis l’époque romaine dans l’Yonne et remonterait au IX ème siècle dans le Tonnerrois. Elle était assurée par les moines de Saint-Michel et de Quincy.
Issus des deux grands cépages bourguignons (Chardonnay et Pinot noir), les vins du Tonnerrois regroupent deux Appellations : Epineuil et les Bourgognes produits sur l’aire délimitée de Tonnerre.
Le vin de Tonnerre a joué un rôle politique important sous le règne de Louis XV.
En effet, avec la noblesse tonnerroise, le célèbre chevalier d’Eon contribua à faire
connaître le vin de Tonnerre et d’Epineuil à la Cour du Roi et dans toutes les capitales d’Europe.
Cependant, avec l’apparition du phylloxéra et à cause des mauvaises années climatiques, une grande partie du vignoble a disparu.
Depuis 1970, le vignoble est en voie de reconstitution afin de voir renaître la qualité des vins passés.

Vignoble de Tonnerre


Comme pour Epineuil, le vignoble du Tonnerrois avait complètement disparu au
cours du XXème siècle.
La reconstruction date de 1989 sous l’impulsion des viticulteurs aidés par leur maire, M. Nallet, alors ministre de l’agriculture, qui a donné des droits exceptionnels de plantation et de la SAFER qui a permis de reprendre ces coteaux qui étaient très bien exposés, mais en friches et à l’abandon depuis plus de 50 ans.
Les coteaux de Molosmes et de Bouteaux dominent tout le Tonnerrois. Cette partie est la plus qualitative du Tonnerrois.
Aujourd’hui, le vignoble est majoritairement replanté en Chardonnay, essentiellement sur les communes de Molosmes et de Tonnerre.

Fosse Dionne 

Fosse Sacrée, au temps où les Dieux nous parlaient.
Fons Divina des Celtes, source sacrée ...

L’eau qui coule d’une source attise toujours les rêveries, surtout lorsque nul ne connaît l’origine. En effet, les sources et cours d’eau alentours ont été teintés, et nulle trace des colorants n’est apparue dans la Fosse Dionne.
Le mystère de notre Fosse Dionne reste entier.
C’est autour d’elle que s’est édifiée la ville, à l’origine sise sur le plateau dit des vieux châteaux, la dominant.
Dès l’Antiquité, les hommes se sont rassemblés autour de ce lieu mystérieux. Les eaux sourdaient d’un marécage, qui par la suite fut assaini.
Plus tard encore, en 1758, Louis d’Eon, le père du fameux Chevalier, fit aménager la source en lavoir.
La toiture demi-circulaire, sa double enceinte et ses quatre cheminées datent elles aussi de 1758.
Le bassin d’un diamètre de 14 m et son lavoir doté d’appentis, offrent un spectacle hors du commun, en particulier par la coloration bleu turquoise des eaux et l’inquiétant gouffre, trou noir béant, qui nous attire.
La Fosse Dionne est une source Vauclusienne, résultant de l’infiltration des plateaux des environs.
Cette source forme une vasque au fond de laquelle on peut voir le départ d’une galerie haute de 2,5 m qui s’arrête à 28 m de profondeur sur un étranglement ; après quoi la galerie se poursuit jusqu’à 360 m de l’entrée et 61 m de profondeur. Le débit de la source est varié mais perpétuel (en moyenne 100 litres par seconde).
Depuis le 2 Décembre 1979, date à laquelle Eric LEGUEN parvint à 360 m de distance de l’entrée, diverses plongées ont été effectuées (relevés topographiques notamment).
Seul un plongeur aurait dépassé ce terminus en 1989 pour atteindre la profondeur de 70 m avec vision à – 80 m.
Nous pouvons dire aujourd’hui que les limites humaines ont été atteintes. Désormais, quatre facteurs au moins, font de la Fosse Dionne une des sources les plus difficiles à explorer en France :

- Les étroitures
- L’argile en suspension dans l’eau réduisant la visibilité
- La force du courant

Surtout la profondeur obligeant des paliers de plus en plus longs et
nécessitant l’emploi de techniques complexes comme l’utilisation de mélanges gazeux spéciaux.

Les plongées souterraines ont commencé à la fin du XIXè siècle, probablement après 1878. Les premières plongées étaient effectuées à l’aide d’un scaphandre.
En Juin 1955 eut lieu la deuxième tentative grâce à deux scaphandres Cousteau.
Puis en 1961, des plongeurs de Troyes, appartenant à l’école de plongée du Touring club de France, tentèrent leur chance.
Le 15 Juillet 1962, deux plongeurs trouvèrent la mort dans la Fosse Dionne. L’explication la plus plausible de cet incident serait une fausse manœuvre lors du gonflage des bouteilles, la présence dans celles-ci de vapeurs d’huile et d’oxyde de carbone.
Peut-être aussi une sorte de narcose dues à des plongées successives et à l’excès de gaz carbonique provenant des efforts effectués par les plongeurs qui tentaient en effet de remonter une pierre sculptée qu’ils avaient repéré le jour même.

Ce n’est que le 12 Décembre 1976 que l’exploration reprit, suite à l’avis favorable de la mairie et du conseil des secours souterrains de l’Yonne.
C’est le 3 septembre 1977, profitant d’une période d’étiage, que les spéléologues de la société Dijonnaise de plongée souterraine franchirent la chatière qui jusqu’alors s’était révélée infranchissable ; Ils s’arrêtèrent peu après 31m.
Au mois de Juin 1996, deux plongeurs franchirent les étroitures. L’incompétence de l’un d’eux, associée à un matériel non adapté à ce type de plongée très technique, coûta la vie à l’inexpérimenté. Suite à cet accident, les plongées sont désormais très réglementées (autorisation du Maire et du Prefet)
.
Divers objets ont été remontés au cours des différentes plongées :

- des fragments de poterie
- des débris de vases
- des débris d’ossements d’animaux
- un obus et un casque de guerre 1914 - 1918

L'église Saint Pierre

Histoire :

La chapelle Saint-Pierre, à sa création, dépendait de l'église Saint-Aignan.
Les premiers religieux de l'église venaient de la communauté de Chanoines de la chapelle Saint-Jean (chapelle aujourd'hui totalement disparue, on ignore même son emplacement) où ils étaient trop à l'étroit.

Ce fut seulement en 1223 qu'ils eurent la permission officielle d'y vaquer en habit colonial. L'année suivante, en 1224, Saint-Aignan et Saint-Pierre fusionnèrent :
cela donna naissance à un collège de 21 chanoines constitués de 18 chanoines et de 3 dignitaires : le prévôt, le chantre et le trésorier.

Le curé était nommé par les moines de Molesmes.
En 1414, le titre curial fut transféré à Saint-Pierre, ainsi que le siège paroissial.
Malgré cela, l'importance de Saint-Pierre décroît, et au XVIIIème siècle, il n'y a plus que 6 chanoines.

Construction :

La construction de l'église Saint-Pierre a toujours été tributaire du système de défense du perron, cela explique l'orientation Nord-Est du chœur et l'entrée latérale de l'église.

A l'origine de cette église, il y avait une chapelle romane qui fut détruite en 1288 pour l'édification de nouvelles fortifications pour protéger la ville.
Après la destruction de la chapelle, Saint-Pierre est reconstruite non loin de là. A la fin du XVème, début XVIème, la tour occidentale est construite, elle culmine à 229,80 mètres : cela permettait d'y loger un guetteur.

En 1556, l'incendie qui éclata dans Tonnerre toucha aussi l'église, cependant elle ne brûla pas en totalité vu qu'il reste des vestiges des XIIème, XIIIème et XVème siècle.
Cependant à l'aube de cet incendie, on a peu de détails sur le style de l'église, était-elle romane, gothique, comment était le transept ?

Entre la fin du XVIème et le milieu du XVIIème siècle l'église a été fortement remaniée, il y a eu des campagnes de travaux très importantes :
la mise en œuvre du voûtement, construction de chapelles, organisation de la façade sud.
Mais Saint-Pierre restera une église en construction, par exemple la campagne de voûtement commencée en 1582 n'est toujours pas finie en 1606, en 1657, on répare 13 piliers.

La Cascade * *
 
CAMPING MUNICIPAL DE TONNERRE
Avenue Aristide Briand
89 700 TONNERRE
En saison :
Tél : 03.86.55.15.44
Fax : 03.86.55.30.64
hors saison :
Tél. 03 86 55 14 48
Fax 03 86 54 41 82

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